Amélioration des conditions de travail dans la filière alimentaire. Bilan 2015 des actions du réseau Anact-Aract


La filière alimentaire (industries, coopératives et artisanat alimentaire) emploie 820 000 salariés dans un peu plus de 79 000 entreprises souvent implantées en zones rurales. Elle regroupe plusieurs dizaines de branches professionnelles. Les statistiques montrent que les conditions de travail du secteur présentent des enjeux d'amélioration et constituent un frein à l'attractivité, à la fidélisation des salariés et à la performance économique si l'on tient compte notamment des coûts liés à la sinistralité et à l'absentéisme.


 


La présence de personnel saisonnier ou en contrats courts et la forte représentation des femmes (37% des salariés du secteur, contre 28% dans le reste de l'industrie) sont à prendre en compte dans les démarches d'amélioration de la qualité de vie au travail. De plus, les conditions de travail sont impactées par les grands défis du secteur : modernisation de l'outil de production, évolutions technologiques et réglementaires, réduction des coûts, recherche d'innovations et de croissance.


 


La filière est hétérogène en termes de dynamique d'emploi : des secteurs en restructuration (fusion de coopératives, secteur de la viande par exemple) côtoient des TPE - PME en forte croissance souvent sur des marchés de niche (grignotage, produits bio ou locaux, mini légumes par exemple). Elle l'est aussi en termes de conditions de travail des salariés car les conditions d'exercice du travail sont très différentes entre une biscuiterie industrielle, un abattoir, un artisan fromager, une cave coopérative vinicole ou une conserverie de poisson.


 


En 2015, ce sont 20 associations régionales pour l'amélioration des conditions de travail qui ont co-construit, avec leurs partenaires en région, des projets d'action en partant à la fois des enseignements issus de leurs propres actions réalisées en 2014 et des méthodes et des outils mutualisés. La construction s'est faite volontairement sur un mode ascendant, laissant aux partenaires régionaux le soin d'adapter les actions aux spécificités et aux besoins des territoires et entreprises tout en restant cohérents avec les orientations de la charte et avec les fondamentaux communs au réseau.



 

 

<< Retour page précédente

Copyright © 2015 La CGT